Assassin’s Creed Black Flag : retour aux sources avant la sortie de Origins

C’est officiel, un nouveau volet d’Assassin’s Creed sortira le 27 octobre prochain ! Ce jeu, sous-titré Origins, se déroulera dans l’Égypte antique. Pour célébrer cette nouvelle, revenons sur l’un des épisodes phares de la saga : Black Flag.

Je l’avais commencé il y a des mois de cela, puis je l’avais laissé de côté, pour des raisons indépendantes de la qualité du jeu. J’ai eu l’occasion de le terminer, et, une fois n’est pas coutume, voici mon avis sur cet opus.

Jeu d’aventure et d’infiltration, Black Flag est paru sur PS3 et PS4, en fin 2013. Comme toujours, le jeu comprend une intrigue futuriste, ainsi qu’une intrigue dans le passé. Grâce à une technologie hautement avancée, baptisée l’Animus, vous avez l’opportunité d’incarner le pirate Edward Kenway, dans les Caraïbes du XVIIIème siècle.

Des faiblesses redondantes…

A mon sens, sans être le meilleur au niveau du gameplay, cet opus se démarque de ses congénères, grâce à un univers extrêmement vaste et séduisant. L’intrigue autour des templiers et des assassins est presque en toile de fond face aux aventures d’Edward. Bien que les missions principales aient à peu près toujours les mêmes concepts, on oublierait presque que l’on joue à Assassin’s Creed lorsque l’on navigue sur les vagues des Caraïbes, ou que l’on explore les nombreuses îles de la map.

Le jeu a bien sûr des bémols. Les missions dans le monde futuriste, bien qu’elles soient peu nombreuses, et fassent plus office de transitions et de mini-jeux qu’autre chose, m’ont fortement ennuyé. J’ai joué à Unity et à Syndicate, au préalable, et le gameplay d’Assassin’s Creed s’est bonifié dans ces épisodes plus récents. En outre, il y a tellement de personnages que c’est parfois difficile de suivre, ou de s’attacher à eux, et ce même si la fin se veut émouvante.

… Dans un univers hyper original et immersif

Au reste, les plaisirs que l’on éprouve à jouer à cette saga sont toujours présents, et même amplifiés pour les amateurs de piraterie. Vous pouvez faire des acrobaties dans des maps énormes et très détaillées, découvrant des environnements dépaysants. La faune et la flore sont également travaillées, et peuvent vous permettre d’améliorer vos équipements.

Le point fort du jeu est sans doute que l’aventure se déroule presque autant en mer, que sur terre. Vous pouvez agrandir votre équipage ou perfectionner votre navire, avant de partir dans de nouvelles explorations, ou batailles navales. Je suis loin d’avoir fouillé le jeu de fond en comble, mais il propose des innovations très sympathiques. Il y a des chasses au trésor sous-marines, dans lesquelles il vaut mieux éviter de se frotter aux requins. Vous pouvez larguer votre barque et vous armer d’un harpon avant de pêcher des animaux impressionnants. Non pas que j’aime chasser des animaux innocents, mais il faut avouer que le jeu apporte des sensations fortes, et se révèle aussi immersif que prenant.

J’ai surtout joué à l’histoire principale, mais il y a énormément à faire, entre les conquêtes de territoires et les différentes quêtes annexes… Vous pouvez accessoirement croiser la route d’illustres pirates comme un certain Barbe Noire. Il vous faudra d’ailleurs faire attention à vos « amis », car, dans ce milieu, personne n’est à l’abri d’une trahison ou d’une mutinerie !

En somme, Black Flag comporte les mêmes faiblesses et atouts que ses congénères : certains peuvent reprocher à ce type de jeux d’être un peu répétitifs, ils n’en demeurent pas moins magnifiques et très immersifs. Cet opus est particulièrement original et vaut indubitablement le détour. A vos postes, moussaillons !

Tekken 7 ne se repose-t-il pas trop sur ses acquis ?

J’ai connu Tekken sur Play Station 1, au moment où Kazuya n’était qu’un bloc de pixels généreux en coups de pieds. Ce jeu de combat est à l’origine d’une saga qui a marqué le jeu vidéo, et dont l’aventure a plus précisément commencé sur arcade, en 1994. Ce mois-ci, Tekken 7 est sorti sur Play Station 4, et nous allons revenir sur les points forts – comme faibles – de ce jeu de combat.

Des nouveautés à l’horizon ?

Tekken 7 permet aux joueurs de s’affronter, notamment en local, et c’est tout à son honneur, à une époque où les jeux en ligne sont largement mis en avant. (Un Tekken sans mode versus local aurait de toute façon été lynché). Vous aurez l’opportunité d’incarner des personnages illustres de la saga, comme Eddy, Heihachi, Jin, Kazuya, King, Law, Nina, et j’en passe ! On peut largement regretter que certains personnages phares aient disparu, comme Lei, avec lequel j’adorais jouer, mais ce sacrifice semble être fait au profit de l’arrivée d’un nombre important de nouvelles têtes : Claudio, Kazumi, etc.

Concernant le gameplay, le jeu ne présente pas d’innovations immenses, si ce n’est les Rage Art, qui peuvent inverser les rapports de force au cours d’un match, puisqu’ils se déclenchent lorsque l’un des combattants est en mauvaise posture. Les graphismes, quant à eux, sont respectables, sans être éblouissants ; surtout si l’on compare Tekken 7 au spectaculaire Injustice 2, sorti il y a peu de temps.

Vous l’aurez compris, Tekken est un bon jeu, mais il se repose largement sur ses acquis ! On peut même suspecter l’équipe d’avoir été un peu paresseuse quand on constate que certaines cinématiques des jeux précédents ont été ré-utilisées sans même avoir été remastérisées. Difficile de ne pas regretter un Tekken moderne digne de ce nom, mais force est de constater que le jeu parvient tout de même à séduire les nostalgiques, comme moi, et sans doute les néophytes. Je me permets de parler de nostalgie, car je n’avais pas joué à Tekken depuis des années. Pour tout dire, j’ai surtout en tête les différents Tekken Tag Tournament qui étaient sortis. (D’ailleurs, j’espère qu’ils en feront un nouveau !)

Les différents modes

Concernant les modes de jeux, vous avez accès à un mode histoire divisé en deux catégories. D’une part, vous pouvez en apprendre davantage sur l’histoire des Mishima, de l’autre vous pouvez disputer différents matchs mettant en valeur des personnages qui n’interviennent pas dans l’histoire principale. Je me suis laissé prendre par l’histoire, qui s’est avérée intéressante, mais il faut avouer que les cinématiques, les transitions, et la sous-exploitation de la plupart des personnages témoignent une fois encore de la paresse qui a entouré la conception de ce jeu.

Naturellement, il y a d’autres modes, comme l’arcade, les combats au trésor, (qui vous permettent tant de gagner des promotions que des objets), ainsi que le fameux versus. Tekken 7 vous permet aussi de jouer en ligne, mais visiblement, l’on peut constater de nombreux bugs…

Au moins le jeu est-il généreux en matière de personnalisation des personnages, ou d’archives. Vous avez en effet la possibilité de débloquer les musiques et cinématiques des Tekken antérieurs, mais aussi de nombreux objets, pour concevoir des tenues uniques à vos personnages. Certaines sont très délirantes.

A vrai dire, on fait rapidement le tour de ce Tekken, dont j’ai obtenu plus de 70% des trophées, sans forcer. Tekken se repose véritablement sur ses acquis et cela est aisément perceptible. Certains risqueront d’être déçus, cependant, cela en fait-il un mauvais jeu pour autant ?

Le bilan (en vidéo) !

J’ignore si c’est la nostalgie qui joue ou non, mais j’adore retrouver ces personnages emblématiques, et combattre, que ce soit face à l’ordinateur, face à un ami, ou même en ligne. Le jeu se révèle plus prenant qu’on pourrait se le figurer, car ça reste Tekken, tout simplement ! Cette saga a marqué des générations et ce n’est assurément pas pour rien.

Si vous voulez vous faire une idée des combats épiques de Tekken 7, je vous laisse découvrir la vidéo de mon ami Eric, de Je suis un gameur.com, qui a filmé les combats que nous avons faits ensemble. Pour le citer, envers et contre tout, Tekken réserve encore de la « tension », de la « nervosité », de « l’action » et surtout du « spectacle ». Enjoy !

Oh, et j’oubliais…

Resident Evil 7 (Biohazard) : ce jeu est un cauchemar !

Vous n’y avez peut-être jamais joué, mais vous connaissez sans doute la saga horrifique Resident Evil, apparue en 1996 sur Play Station. Certes, si vous n’avez vu que les films, vous ne pouvez guère vous faire une idée de l’ambiance oppressante et morbide qui règne dans les premiers jeux vidéos ; qui n’étaient pas seulement de la survie dans un milieu empli de zombies, mais aussi une quête labyrinthique et pesante. Au fil des épisodes, il semblerait que l’angoisse se soit essoufflée, pour laisser davantage de place à l’action, mais la saga revient aux sources avec Resident Evil 7 : Biohazard, paru en janvier 2017.

Ce jeu est tant une suite qu’un remake, à mon sens. Et ce survival horror tient ses promesses, en utilisant une vue subjective très efficace. Vous vous glissez dans la peau d’Ethan, qui vient enquêter en Louisiane, suite à la disparition de sa femme, Mia. Très rapidement, vous vous retrouvez plongé dans la maison des Baker, un endroit dont le caractère sordide n’a d’égal qu’un climat oppressant, et dangereux…

J’avais joué à la démo du jeu au préalable, (démo qui rappelait d’ailleurs celle de feu Silent Hills PT, à plusieurs égards), je savais donc à quoi m’attendre. Il n’empêche que le jeu impose très rapidement une atmosphère glauque, oppressante, mais surtout terriblement immersive. Cette prouesse est autant due à la vue à la P1, qu’à des graphismes à couper le souffle. On m’avait dit que le jeu intégral avait peut-être une durée de vie trop courte, mais je n’ai pas eu cette impression. D’une part, l’intrigue se déroule pendant une longue nuit, comme si tout se passait en temps réel, de l’autre, je ne sais pas si j’aurais pu supporter davantage !

Resident Evil 7 manie très bien les cartes du genre survival horror, et sait jouer avec un gamer naïf et vulnérable, dans une première partie où le manoir abandonné et ses silhouettes subliminales vous mettent tout de suite en condition. Le mystère est à son comble, ce qui est propice à l’horreur. Mais avant tout, le jeu surprend, et ce pas seulement à cause de maudits jump scares. Lorsque vous lisez les cassettes vidéos, vous vous plongez tout à coup dans la peau d’un autre personnage, qui vous fait découvrir le passé de cette demeure lugubre, et c’est franchement ingénieux. Vous finissez pas découvrir qui sont les Baker, et croyez-moi, vous allez vivre une relation torride de regret et de haine, auprès d’eux.

A priori, on semble bien loin de la franchise Resident Evil, tant les mystères de la maison semblent appartenir au domaine du paranormal, et pourtant, les éléments clés de la saga se révéleront à vous, au fur et à mesure que vous avancerez dans l’histoire. Par exemple, les portes grinçantes qui s’ouvrent lentement, et qui m’ont traumatisé à l’époque, sont de retour ! Vous vous rendez très tôt compte que vous êtes enfermé dans une maison immense et labyrinthique, dans laquelle trouver certaines clés nécessitera une vraie chasse au trésor. En ce sens, les amateurs de casses-têtes seront séduits, même s’il faut avouer qu’il est difficile de se concentrer quand un membre fou de la famille Baker vous pourchasse.

A ce propos, le jeu puise dans différentes sources d’inspiration et aborde divers thématiques et sous-genres de l’horreur ; et cela le rend d’autant plus efficace. Certaines parties de la maison seront par exemple gorgées d’ennemis inhumains, qu’il vous faudra esquiver ou éliminer. Et faîtes attention, car les munitions se font parfois rares, sans compter que vous n’avez pas une place illimitée dans votre inventaire ! Je pense qu’il y en a pour tous les goûts. Personne n’a été oublié, qu’il s’agisse des joueurs qui craignent le paranormal, le gore, les insectes, ou même les claustrophobes. Capcom a vraiment été généreux !

On ne va pas se mentir, sans me mettre une peur bleue ou me paralyser, le jeu me mettait mal à l’aise. Je pense que je n’en serais pas venu à bout sans l’aide d’une personne qui se reconnaîtra ! Mais le pire, c’est que vous avez beau détester cette ambiance, vous désirez ardemment connaître la suite, et cela vous incite à continuer, (certes à votre rythme). J’ai eu une relation entre amour et haine pour Biohazard, qui tient toutes ses promesses.

Notons qu’à une certaine partie de l’histoire, vous pouvez faire un choix qui sera décisif pour la fin. A partir de ce moment-là d’ailleurs, (je pense au navire abandonné ou à la mine de sel), le jeu devient un peu plus conventionnel, sans pour autant devenir ennuyeux. La fin, en elle-même, pourrait paraître expéditive, mais il faut avouer qu’en peu de temps, elle répond aux interrogations laissées en suspend, elle propose un cliffhanger efficace, et renoue doucement avec l’intrigue principale de la saga. (Spoiler : vous croisez Chris Redfield, l’un des personnages principaux de Resident Evil 1).

Vous l’aurez compris, ce jeu est aussi immersif que réussi et promet un bel avenir à la saga. Si vous êtes un amateur du genre, n’hésitez pas à vous ruer dessus, mais si vous êtes fragile, comme moi, attendez-vous à passer un moment très éprouvant ! =P