[01/18] Qu’est-ce qu’on regarde ?

« Pas ça. »

Bright (2017)

Bright a un contexte suffisamment original pour avoir attisé ma curiosité. Sans être inédit, le fait de concilier le merveilleux à un univers contemporain, plutôt que médiéval, est assez rare, pour être souligné. Ce contexte était la promesse d’un monde possiblement déjanté, ou alors porteur de nombreuses réflexions. Malheureusement, il faut croire que Netflix est moins doué pour produire des films que des séries. Le scénario de Bright est totalement convenu, cumulant les dialogues douteux et les personnages secondaires totalement clichés et insipides. Pour être honnête, j’ai piqué du nez alors que ça ne m’arrive quasiment jamais. Les personnages principaux eux-mêmes ne proposent rien de neuf ou de croustillant à se mettre sous la dent. Si l’idée de faire collaborer un humain et un orc, dans la police, était innovante, on se retrouve avec le cliché du duo de flic incompatible, mais qui s’aime bien quand même, et blague comme des adolescents. L’humour n’a fait que rarement mouche, même si c’était Will Smith qui débitait ces répliques. Et finalement, l’immense potentiel du film est gâché. Le tout reste très superficiel quand ce n’est pas carrément douteux. Je veux bien qu’on soit politiquement incorrect mais j’ai mal vu l’intérêt de faire apparaître des fées, pour simplement en massacrer brutalement une comme un insecte. Quant au dragon qu’on voit planer au-dessus de la ville, l’équipe a reconnu qu’elle l’a inséré juste parce que ça donnait un plan classe. Bref, Bright manque de profondeur de façon déconcertante.

Waterworld (1995)

Dans un monde post-apocalyptique, la Terre est recouverte d’eau et les survivants mènent une existence très précaire. Mariner est un mutant, doté de branchies, qui va aider, bien malgré lui, une femme et une petite fille à rechercher les derniers vestiges de terre. Waterworld est l’un des films de mon enfance, et la preuve qu’il n’est pas toujours bon d’être nostalgique. Aujourd’hui, je n’ai malheureusement trouvé aucun intérêt à ce film, dont les minutes s’écoulent lentement. Le scénario est bancal, avec ces fameuses histoires de prophéties, d’élus qui riment souvent avec facilités scénaristiques. Les personnages sont d’un ennui total. Kevin Costner est tellement impassible qu’il semble s’ennuyer lui-même. Seul Dennis Hopper tire son épingle du jeu, en proposant un méchant assez déluré, mais néanmoins kitch. Malheureusement, l’immersion est inexistante dans la mesure où certains personnages secondaires sont carrément gênants, et que les décors sont… moches. Ils n’ont aucune originalité, c’est fade au niveau des couleurs, et ça a étrangement vieilli, pour un film des années 90. Bref, Waterworld n’a plus grand intérêt de nos jours.

« Sur un malentendu, ça peut marcher. »

Stuart Little (2000)

Stuart Little est aussi un film que j’ai pas mal vu, étant enfant. La redécouverte est aussi un échec, bien qu’on puisse faire preuve d’indulgence, car le film s’adresse à un public très jeune. Les péripéties sont somme toute banales, même si elles tirent leur caractère aventureux, de la petite taille de leur héros. On note également un humour britannique assez mordant, quelquefois. Après tout, parmi les acteurs, on retrouve Hugh Laurie. Malheureusement, même si les boules de poils qu’on voit en action sont assez mignonnes, les effets spéciaux commencent vraiment à vieillir, et le film perd de son charme. Je pense vraiment qu’il s’adresse aux tout petits.

Jean-Philippe (2006)

Jean-Philippe est une des rares comédies françaises « récentes » que j’aime bien. Même si je vois déjà venir de loin les détracteurs de Johnny Hallyday. L’histoire est celle de Fabrice, (interprété par Fabrice Luchini), un fan absolu de Johnny, qui se réveille un jour dans un monde parallèle, où son chanteur préféré n’a jamais percé. Fabrice connaît le véritable nom de son idole et va donc la chercher, pour l’aider à accomplir sa destinée. Le scénario est assez original et aurait pu permettre de poser des réflexions intéressantes, mais hélas, l’intrigue demeure assez superficielle. Cela n’empêche pas le film d’être rafraîchissant. Je ne cacherai pas qu’il ne fait pas rire aux éclats non plus, mais il se laisse regarder, et décroche plusieurs sourires. Malheureusement, l’intrigue est assez invraisemblable à la fin, même si le long-métrage a une part de fantastique.

8 mile (2003)

J’écoute un peu de rap en ce moment, et j’avais envie de découvrir 8 mile, depuis un bon moment. Bien qu’il s’agisse d’une fiction, le film s’inspire largement de la vie d’Eminem. On le voit mener de nombreuses batailles de rap, pour essayer de se faire un nom, et de s’en sortir. Objectivement, le film n’est pas mauvais. Mais malheureusement, je ne l’ai pas trouvé bon non plus. Je n’ai pas trouvé la mise en scène, ni les personnages particulièrement marquants. J’ai été particulièrement déçu par la bande originale, qui aurait pu être plus mémorable, pour un film parlant tout de même de musique.

Carol (2015)

Le film conte l’histoire de Carol et Therese, deux femmes qui vont avoir un coup de foudre l’une pour l’autre, dans l’Amérique des années 50. Carol a le mérite de traiter ce sujet avec une grande finesse, tout en pointant du doigt les épreuves auxquelles devaient se confronter les couples gays, à cette époque. On m’a vivement conseillé ce film, et je dois avouer que l’écriture est d’une grande finesse. Le casting est crédible, la mise en scène volontairement lancinante et contemplative. Malheureusement, et même si c’est tout à fait volontaire, je n’ai pas trouvé qu’il se passait grand chose de palpitant, sans compter que je ne suis peut-être simplement pas fan de mélodrames… Carol est un film à voir une fois, sans doute, mais qui ne m’a hélas pas marqué outre mesure, ni réellement captivé.

Les heures sombres (2018)

Les heures sombres, tout comme Carol, est un film de qualité, objectivement, mais qu’il me serait difficile de regarder plusieurs fois avec plaisir. Ce biopic nous dévoile les coulisses de la seconde guerre mondiale, durant laquelle Winston Churchill tient tête à Hitler, malgré l’opposition désespérée de Lord Halifax, ou la méfiance du roi George VI. Les heures sombres est très instructif, et rend le contexte immersif grâce à un jeu d’acteurs redoutable. Gary Oldman est méconnaissable et très impressionnant, et j’ai beaucoup aimé ses duels verbaux avec Stephen Dillane. Au reste, il s’agit d’un film historique, politique, qui laisse une impression de huis-clos et qui ne saura pas séduire n’importe qui. Pour plus de détails, je vous invite à lire la critique dédiée aux heures sombres.

«  Vous ne le regretterez pas ! »

Dragon Ball Z : L’attaque du dragon (1995)

Il y a de nombreux films Dragon Ball, et il faut avouer qu’ils sont plus ou moins bons. C’est avec un peu de méfiance que je regarde les films de mon enfance, ce mois-ci, mais celui-ci est toujours aussi plaisant. L’attaque du dragon permet de découvrir le personnage de Tapion, qui transmettra son épée à Trunks. Et naturellement, les supers guerriers seront confrontés à un ennemi redoutable : Hildegarn. Le film dure moins d’une heure mais il est bien rythmé. En somme, il ne s’agit pas d’un enchaînement de combats et d’action ; mais les personnages – et l’humour – sont un tant soit peu mis en avant. L’accent est mis sur Trunks et sur Tapion, si bien qu’on peut regretter que nos héros habituels soient secondaires. (Vegeta doit apparaître 30 secondes). Mais le but de ces films est d’enrichir l’univers, après tout, et non pas de nous montrer une énième fois ce qu’on a déjà vu (ou lu). L’attaque du dragon est doté d’une bande originale très bonne, qui est devenue assez mythique parmi les fans. Il me semble être un bon moyen d’initier à l’univers de Dragon Ball, les rares personnes qui ne se sont jamais plongées dedans.

Le dîner de cons (1998)

Il paraît inutile de présenter Le dîner de cons, une comédie française devenue culte. Il s’agit d’un huis-clos, il y a très peu de personnages, et malgré tout, le film est bien rythmé et très drôle. Il faut dire que Le dîner de cons est l’adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre, dotée d’une écriture d’une grande finesse. Le casting est vraiment très bon, à commencer par Jacques Villeret et Thierry Lhermitte. J’accorderais aussi une mention honorable à Daniel Prévost, dans le rôle du contrôleur fiscal. Il est difficile de ne pas rire face aux quiproquos, au comique de situation, et aux dialogues savoureux (que l’on connaît tous par cœur), de cette comédie. Il s’agit d’une véritable descente aux enfers pour le personnage de Pierre Brochant, qui y réfléchira probablement à deux fois, à l’avenir, avant d’organiser des dîners pour se moquer des « cons ».

Dragons 2 (2014)

Dragons 2 est un film d’animation américain dans lequel Jay, un jeune viking, a initié son village à l’élevage de dragons. J’avais vu le premier opus il y a un moment, maintenant, et il m’avait laissé un bon souvenir. Dragons 2 est dans la même lignée, avec un scénario entraînant, et un humour présent qui ne fait pour autant pas ombre au caractère épique de certaines scènes. J’aime particulièrement les graphismes et l’animation des dragons, qui en font des créatures véritablement attachantes. Un film familial qui n’est pas transcendant mais qui est néanmoins de qualité.

Robin des Bois : Prince des voleurs (1991)

C’est parti pour un nouvel élan de nostalgie, avec un autre film dans lequel apparaît Kevin Costner. Mais rassurez-vous, l’expérience s’est avérée bien plus concluante que pour Waterworld. Cette version de Robin des Bois concilie un aspect plus réaliste, avec une ambiance parfois très burlesque. Ce savant mélange de film d’action parfois brutal, et de comédie déjantée, est vraiment propre aux années 90. Je parle de comédie, mais il s’agit bien entendu d’un film d’aventure avant tout. Et à ce titre, la mise en scène, les décors et la musique permettent vraiment au spectateur de s’évader. Robin des Bois a assez vieilli dans la mesure où les personnages ne sont pas très développés et que certains dialogues sont maladroits ; néanmoins, il tire son épingle du jeu grâce à un antagoniste mythique : le shérif de Nottingham, incarné par Alan Rickman. Celui-ci a des réactions et des regards vraiment perturbants, qui sont accentués par une caméra qui semble lui coller à la peau. Ce méchant est totalement déjanté et burlesque, sans pour autant devenir ridicule ou moins menaçant et cruel.

Black Mirror ; Saison 4 (2017)

Black Mirror est une série dystopique que j’adore. Les épisodes content des histoires indépendantes (mais parfois liées), qui nous plongent dans un monde futuriste où la technologie, (quand ce ne sont pas les travers humains), rend la société sinistre voire décadente. En général, les épisodes sont dotés d’une chute surprenante, comme s’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, et sont assez satiriques pour permettre au spectateur de réfléchir. En ce sens, la Saison 3 m’avait donné une claque. Et malheureusement, celle-ci a mis la barre tellement haut, à mes yeux, que j’ai été quelque peu déçu par cette quatrième saison. Entendons-nous bien, elle reste de très bonne facture ; néanmoins, les épisodes ne m’ont pas autant marqué et surpris, comme si les scénaristes avaient été davantage à court d’idées. Certains épisodes m’ont plutôt laissé de marbre, en particulier Metalhead, que j’ai trouvé très ennuyeux. J’ai davantage été intéressé par Arkangel qui illustre les dérives de la surveillance parentale, et de la censure ; ou encore Crocodile, dans lequel la technologie permettant de fouiller dans les souvenirs des gens, pousse une mère de famille à devenir une criminelle. La chute (avec le cochon d’inde !) était d’ailleurs assez ironique. Finalement, mon favori se révèle être Black Museum, qui raconte plusieurs récits à la fois, dans un lieu emblématique qui permet de relier les différentes histoires de la série. Mais même si la plupart des épisodes ont leur identité propre et des choses à dire, je les ai trouvés un peu plus convenus que par le passé. Black Mirror Saison 4 est féministe et ne s’en cache pas, ce qui fait que l’ensemble des personnages principaux sont des femmes. La manœuvre est louable mais je ne sais vraiment pas quoi penser du fait que la plupart des mecs soient cantonnés à des rôles secondaires, ou de pourritures innommables… Ceci reste une impression très personnelle et qui, naturellement, ne gâte aucunement la qualité de cette saison, que je conseille vivement. Mais qui aurait pu être mieux.

« C’est incontournable. »

Banshee ; Saisons 1-4 (2013)

Durant le ou les premiers épisodes, j’ai craint que Banshee soit une série policière, teintée de beaucoup d’action, avec un héros badass et indestructible. Mais très vite, l’on se rend compte que la série a un univers bien spécifique, et qu’on n’a pas l’habitude de voir, que cela soit au niveau de l’intrigue ou de la mise en scène. Il faut savoir qu’il s’agit d’une ville fictive qui, un peu comme Silent Hill, ou Sin City, n’est pas un lieu à privilégier pour ses vacances. Il faut dire que le crime y est particulièrement présent, notamment à cause de Kai Proctor. Cet univers va être bouleversé par l’arrivée d’un voleur, dont on ignore l’identité, mais qui va usurper celle du nouveau shérif : Lucas Hood ; et accéder progressivement à la rédemption. L’intrigue d’un bon vieux western se dessine, et ce même si la série se déroule dans un monde contemporain. La montée du mal et cette ambiance digne des westerns sont palpables, tout au long des saisons, et vont d’ailleurs en crescendo. Lucas Hood affronte des criminels, puis des indiens avides de vengeance, avant de se confronter à des néo-nazis puis à un tueur en série sataniste. Dit comme cela, cette montée du mal paraît plutôt maladroite, mais la série est très crédible et marquante. La course-poursuite dans le cimetière m’a fait penser au Bon, la Brute et le Truand, alors que les plans de la saison 4 font totalement penser à du Sergio Leone, lors de la dernière apparition de Proctor. Outre cela, les personnages ne sont ni blancs, ni noirs, et d’autant plus intéressants. J’ai beaucoup aimé le duo rival Hood/Proctor, et les personnages secondaires ne sont pas en reste. On peut citer Job, un hacker de génie qui est visiblement transgenre ou non-binaire, sans que cela n’influence son rôle dans l’intrigue. On peut mentionner Bunker (joué par Tom Pelphrey), qui n’apparaît que dans les deux dernières saisons, mais propose une performance géniale, en tant qu’ancien nazi repenti. Banshee est une série d’excellente facture, avec une ambiance bien particulière (notamment due à un montage tout en alternances), des retournements de situation intéressants, et une saison 4, (certes plus courte que les autres, mais vraiment réussie), qui ferme la boucle avec panache.

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8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. tinalakiller dit :

    Le Dîner de cons est clairement une de mes comédies françaises préférées !!
    Robin des bois, prince des voleurs, tellement sympathique malgré désormais son côté un poil ringard (mais vive les années 90 !! :D ).
    J’aime bien Carol, c’est bien foutu et tout ça, avec une lecture intéressante autour de la photographie qui traduit également l’idée d’instants présents dans une relation amoureuse, l’idée de liberté d’être soi-même, interrogation des trois personnages féminins autour de leur rapport autour de la sexualité… mais j’ai toujours trouvé qu’il lui manquait d’émotion, que tout était trop froid pour me convaincre totalement…

    Aimé par 1 personne

    1. F. de l'O. dit :

      Salut ! Merci pour ton commentaire. Je suis d’accord avec toi, y compris pour Carol. La froideur émotionnelle et malheureusement quelque chose qu’on rencontre régulièrement dans le cinéma actuel.

      J'aime

  2. Matthieu dit :

    J’avais complètement oublié l’existence de Stuart Little ! J’adorais ce film quand j’étais petit. Et même si je ne suis pas un grand fan de comédies françaises, j’avais bien aimé Jean-Philippe également, assez marrant et original.
    Sinon, j’avais entendu parler de Banshee mais sans jamais vraiment savoir de quoi il en retournait, et ce que tu en as dit m’a donné envie. Je l’ajoute à ma (trop) longue liste de séries à regarder ! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. F. de l'O. dit :

      Hey, merci d’être passé ! Tu as raison, il y a trop de (bonnes) séries à découvrir. Mais il me plait d’avoir attisé ta curiosité.

      Aimé par 1 personne

  3. Eric Lemattre dit :

    Je dis oui à tout ! Mention spéciale à Robin des Bois avec con bon vieux Kevin j’ai du voir le film dix fois car il passait chaque année sur TF1 à une certaine époque. Je me rappelle de la sorcière qui faisait super flipper et qui, je crois, écrasait un œil dans sa main pour concocter une potion. Et puis le combat entre Robin et le Sheriff qui est d’une rare violence (pas cool la mort du vilain mais il l’a bien mérité). Sinon HS. Mais j’ai deux nouvelles séries pour toi : Master of None et The End of the Fucking World !

    Aimé par 1 personne

    1. F. de l'O. dit :

      Ahah, merci pour ton commentaire. On est bien d’accord, et je vois que Robin des Bois fait l’unanimité. C’est pas vraiment HS, je te remercie de me conseiller en contre-partie. J’ai regardé les synopsis, et je pense que je testerai ça dès que l’occasion se présentera. Surtout si c’est sur Netflix ?

      Aimé par 1 personne

      1. Eric Lemattre dit :

        Oui ce sont des séries Netflix ;-)

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  4. hauntya dit :

    J’aime bien les nouveaux titres des catégories, surtout la première qui est bien cassante ! Je vois que tu en as profité pour revoir Robin Hood. :) C’est dommage que Carol ne t’ait pas plu plus que cela, mais effectivement, c’est le genre de film qu’on peut visionner une seule fois. Merci pour la découverte du dîner de cons et du film Dragon Ball, de nouveau…et je dois commencer Banshee ^^ Je partage également ton avis sur Black Mirror : l’épisode Archangel, Black Museum et Hold the DJ m’ont plu, comme la chute de Crocodile. Mais celui en noir et blanc était d’un ennui ! Globalement, la saison est quand même beaucoup moins bonne que les autres.

    Aimé par 1 personne

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