[Top 10] Les meilleurs moments de Dragon Age : Inquisition

Dragon Age : Inquisition est l’un de mes jeux préférés. J’ai beau avoir fait le jeu il y a deux ans, me replonger dedans m’a procuré un véritable sentiment d’évasion, voire d’émerveillement.
Le jeu n’est pas parfait. On peut lui reprocher de ne pas pouvoir incarner un inquisiteur qui se tourne véritablement vers un chemin plus obscur. Et la fin officielle, beaucoup critiquée, est assez expéditive, ne permettant ni de s’investir émotionnellement, ni d’avoir une réelle sensation d’aboutissement. Heureusement, et même si les DLCs payants me cassent les pieds ; j’ai décidé d’acquérir les trois extensions du jeu afin d’en avoir une vision plus globale, en plus d’avoir exploré le monde avec encore plus de précision. Ces extensions complètent vraiment le jeu. Je dirais même que le troisième DLC (Intrus) est un épilogue qui sert de conclusion véritable au jeu, tout en annonçant une suite très prometteuse. Même si, hélas, nous n’avons pas d’informations probantes sur un nouveau Dragon Age, actuellement, alors que celui-ci date de 2014.
Somme toute, cette expérience plus approfondie, durant laquelle j’ai fait parfois des choix différents, n’a fait que me conforter dans l’idée que Dragon Age : Inquisition est l’un des meilleurs RPGs, sur PS4. Dans la mesure où j’ai déjà publié un test traditionnel à son sujet, revenons aujourd’hui sur les dix meilleurs moments du jeu. Pour finir, cet article comprend bien entendu des spoilers, même si je vais essayer de dire le strict minimum, afin qu’il soit plus accessible.

[10] La fin d’Améridan (DLC 1 : Les Crocs d’Hakkon)

Les Crocs d’Hakkon est un DLC permettant de débloquer une nouvelle région : le cirque des dorsales de givre. L’inquisiteur décide de suivre les traces d’un ancien inquisiteur, du nom d’Améridan, malgré la guerre qui fait rage entre les alvars de Rochours et les guerriers hakkonites. Les recherches de l’inquisiteur l’amènent vers le vieux temple, qui n’est autre que le quartier général de l’ennemi. Hors de question d’attaquer, seuls, cette forteresse inexpugnable. Notre petite troupe se lie aux alvars de Rochours, qui en escaladent les parois, pendant que vous corrigez les guerriers hakkonites, les uns après les autres. Notons que vous êtes épaulé par l’ourse des alvars : une dénommée Storvacker, et cela finit de rendre cet assaut à la fois badass et épique.

[9] Yeux sombres et cœur cruel

Dragon Age : Inquisition, ce n’est pas que de la bagarre, comme en témoigne cette quête mémorable, située au trois-quart du jeu. Afin de renforcer l’influence de l’inquisition, et de déjouer un complot contre l’impératrice Célène, l’inquisiteur se rend à un bal masqué au Palais d’hiver. Les décors et les costumes des personnages sont aussi somptueux qu’on peut l’imaginer, alors que les intrigues de la cour sont représentées avec crédibilité. Vous pouvez tendre l’oreille afin d’entendre des ragots et découvrir des secrets mordants, et chacune de vos paroles aura de l’influence sur l’approbation de la cour, à votre sujet. En somme, il s’agit d’un vrai nid de vipères, dans lequel il faut la jouer fine ; surtout lorsque vous dansez avec votre ennemie. Au reste, l’avenir politique n’a jamais été autant entre vos mains.

[8] Ici gît l’abîme

Place à une grande bataille ! Ici, j’aurais pu parler de la bataille contre le boss final (Et les ténèbres au monde), mais celle-ci est un peu décevante pour être mentionnée. Attardons-nous plutôt sur cette bataille épique, dans laquelle vous gravissez les étages d’un château, tout en massacrant des démons. La quête est tellement réussie visuellement qu’elle n’est pas sans rappeler les scènes d’action du Seigneur des Anneaux, ou même Game of Thrones ; notamment lorsque le dragon ennemi commence à s’en prendre à vous. Cette quête est d’autant plus marquante qu’elle vous permet de décider du sort des Gardes des ombres, avant de sombrer, à votre insu, dans l’Immatériel, qui se révèle aussi être une expérience hors du commun.

[7] DLC 3 : Intrus

Cette fois-ci, je ne parle pas d’une quête en particulier, mais du DLC, dans sa globalité. Il est, comme je l’ai dit, un épilogue au jeu et sans doute la véritable fin qu’ils auraient dû placer, dans le disque de base. Si cet épilogue, apparemment nécessaire, n’est pas placé plus haut, c’est parce que arpenter le Croisement (un labyrinthe dans lequel se trouvent des miroirs menant à des lieux très différents), m’a plutôt ennuyé. Il faut admettre que la plupart des missions se cantonnent au fait de déjouer les plans de l’ennemie, puis de la traquer, en devant abattre un nombre astronomique de qunaris. En revanche, il était à la fois savoureux et poignant de retrouver l’ensemble des personnages que l’on aime, deux ans après les faits du jeu initial. Les conversations possibles sont à la fois instructives et très plaisantes. Le final, quant à lui, possède l’investissement émotionnel et la sensation d’aboutissement qui manquaient à la fin officielle. Cette fin est plus amère, on comprend mieux l’intrigue globale du jeu, on sait davantage ce qu’il advient des différents personnages, et pour couronner le tout, cela annonce clairement une suite plausible. Notons que le générique de fin n’est pas en reste, dans la mesure où Cassandra lit des passages du livre de Varric, contant notre histoire ; non sans imiter les différents membres de l’équipe. Bref, on sourit, on est ému : ça c’est une fin digne de ce nom, pour Dragon Age : Inquisition.

[6] DLC 2 : La descente

Je pensais que ce DLC serait celui que j’aime le moins. D’ailleurs, je me demande si je ne suis pas en train de développer une claustrophobie, exclusive aux jeux vidéos… ! Et pourtant, je crois qu’il s’agit de mon favori. Notre équipe est obligée de descendre dans les Tréfonds, afin de mettre fin aux étranges séismes qui frappent les Côtes orageuses. Cette quête permet de côtoyer plusieurs nains, alors qu’ils ne sont pas énormément présents dans le jeu initial. Par-dessus tout, il s’agit d’explorer un univers sous-terrain qui semble encore être vierge de la présence des hommes, ce qui est à la fois inquiétant et très stimulant. Cela est d’autant plus inquiétant que vous serez amené à affronter des ogres et d’autres créatures malveillantes, avant d’affronter le gardien d’un titan. La sensation de claustrophobie et les batailles épiques m’ont vraiment rappelé les Mines de la Moria dans le Seigneur des Anneaux. A mon sens, il s’agit en outre des combats les plus éprouvants du jeu.

[5] Tractations secrètes ou Les champions de la justice

Dès le début du jeu, vous êtes amené à vous allier aux mages, ou aux templiers, ce qui a des conséquences sur la fin de l’histoire. La première fois, j’avais décidé de pactiser avec les mages, ce qui m’avait amené à être plongé dans une réalité parallèle, dans laquelle j’avais un aperçu de ce qu’il se passerait, si l’ennemi emportait la victoire. J’ai cette fois-ci décidé de courtiser les templiers, pour être confronté à un démon de l’envie. Le chemin qu’il faut traverser, pour en venir à bout, et ne pas être manipulé, est subtile et mystique à la fois. Ces deux quêtes alternatives plongent rapidement le joueur dans le merveilleux de ce monde, qui est au cœur de véritables enjeux.

[4] L’eau qui dort

Cette quête secondaire n’est que la conclusion de plusieurs étapes à franchir, dans le cadre de l’exploration de Boscret. Cette région, plutôt lugubre et inquiétante est au cœur de quêtes annexes palpitantes. La région de Boscret est très précaire, d’une part, parce que l’ancien village a été enseveli sous les eaux, et nombre d’habitants avec. D’une autre part, parce que les morts se réveillent et attaquent les vivants. Sauver la région de Boscret ne sera pas une mince affaire. Il faudra notamment prendre un fort, assécher le lac pour découvrir les ruines de l’ancien village, et affronter un démon de la colère. Cet ensemble de quêtes permettra de découvrir les secrets sordides (et mélancoliques) à l’origine de la catastrophe de Boscret…

[3] L’entourage

Je l’ai toujours dit, Dragon Age : Inquisition possède l’un des meilleurs systèmes pour devenir complice avec les membres de son équipe ; si ce n’est le meilleur. Chacune de vos décisions sera approuvée, ou non, par les différents membres de l’équipe. Chacun a son histoire et son caractère propre, et il n’est pas rare de les entendre discuter ou se chamailler, de façon aléatoire, pendant que vous êtes en train d’explorer les différentes régions de l’univers. Plus important, vous pouvez leur parler, à chaque fois que vous vous rendez à votre quartier général : Fort Céleste. Une mini cinématique se déclenche, dès que l’intrigue principale a assez avancé, et vous pouvez donc approfondir votre lien avec votre équipe. Il arrive régulièrement qu’ils vous donnent des quêtes à réaliser, qui vous permettront bien sûr de gagner de l’influence sur eux. Cette influence permet essentiellement de pouvoir devenir leur ami, voire leur amant. Cela se fait de façon progressive et assez réaliste. Notons que certains sont hétéros, d’autres bis ou homos. En somme, vous ne pourrez pas fricoter avec n’importe qui, selon la façon dont vous avez personnalisé votre personnage. Solas, par exemple, ne peut avoir une relation qu’avec une elfe. Ce développement énorme des personnages secondaires rend le jeu d’autant plus immersif. Mes deux favoris sont – de loin – Dorian et Blackwall. Le premier est un dandy sarcastique, mais au grand cœur, qui se révèle être gay, quand on apprend à le connaître. Blackwall est un garde un peu abrupt mais profondément bienveillant et loyal, si bien qu’en apprendre plus sur son passé m’a beaucoup surpris. Bien que j’ai joué de façon différente pour ma deuxième partie, il y a décidément des personnages avec qui je n’arrive jamais à m’entendre, comme Cassandra, Solas, Sera et Vivienne.

[2] Et ton cœur brûlera

Cette quête se situe dans la première moitié du jeu, et c’est là que le potentiel de Dragon Age : Inquisition atteint son paroxysme. Le quartier général de l’inquisition, à Darse, est attaqué par les troupes ennemies, qui ne vous laissent aucune chance. Il s’agira de sauver vos hommes, et surtout de gagner du temps, pendant que les autres essaient de s’enfuir. Cette bataille a donc un tel enjeu qu’elle en devient épique. Il s’agit de votre première confrontation avec Corypheus, l’ennemi principal. Plus important, votre groupe devra trouver un autre refuge et c’est ainsi que vous élisez domicile à Fort Céleste. Ce chapitre du jeu est crucial, puisqu’il aborde le thème du sacrifice, de la foi (avec un passage chanté), et que, surtout, vous devenez officiellement le chef de l’inquisition. Or, croyez-moi, vous prendrez très vite goût à lancer des opérations, à recruter des agents, à personnaliser le fort, ou à orchestrer des procès.

[1] Exploration

Le numéro 1 de ce classement ne concerne aucune quête, mais le sentiment de liberté et d’évasion que permet le jeu. Dragon Age : Inquisition a quatre ans, mais les graphismes sont encore magnifiques. Cela est d’autant plus appréciable que l’on peut personnaliser son personnage de A à Z, et d’autant plus s’identifier à lui. (De plus, vous pouvez modifier votre apparence physique à tout moment, en téléchargeant gratuitement Le Palais des perles noires). Ensuite, rien ne vous oblige à suivre l’intrigue principale de façon linéaire. A tout moment, vous pouvez décider de faire une pause pour explorer les différentes régions du jeu, qui ont toutes des paysages, des climats et des intrigues, très différents. Je ne me lassais pas d’explorer les forêts des Marches solitaires, de poursuivre mon ascension dans les falaises de l’Emprise du lion, ou encore de percer les secrets des plaines désertiques de la Porte du Ponant. Ce jeu promet une évasion totale, si bien que c’est presque avec un serrement au cœur qu’on le quitte ; et ce, même si on lui a accordé une centaine d’heures de notre temps.

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6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. hauntya dit :

    Ce principe pour relater les dix moments les plus plaisants d’un jeu aussi vaste me plaît bien ! Et il semblerait que Dragon Age a vraiment un fort montant de moments épiques, de terres à explorer, d’intrigues et personnages qui le rendent intriguant à découvrir. Et tout ce top 10 porte sur différents plans, donc il y a vraisemblablement pour tous les goûts et toutes les sensibilités ! Du coup, plus favori encore que The Witcher ? Ou c’est à égalité /selon les moments ?

    Aimé par 1 personne

    1. F. de l'O. dit :

      Merci. C’est compliqué de le comparer à The Witcher. C’est semblable et différent à la fois. The Witcher est plus récent, donc peut-être meilleur techniquement; et l’ambiance est plus mature, faute de dire sombre. Du coup, j’ai peut-être une préférence pour The Witcher, mais, les deux apportent des choses différentes au joueur.

      Aimé par 1 personne

      1. hauntya dit :

        C’est vraiment selon l’humeur, et les progrès techniques, donc. Mais en tout cas, tu m’as vraiment donné envie de me mettre au jeu avec ce top 10 des meilleurs moments de Dragon Age Inquisition.

        Aimé par 1 personne

  2. Matthieu dit :

    Je ne connais pas vraiment ce jeu (seulement de nom) mais je tenais à te dire que ton concept d’article est excellent. Ça permet à des gens comme moi d’avoir un aperçu concret des missions que t’as le plus aimées, non seulement avec tes mots, ton point de vue, mais en plus avec des vidéos si on cherche à en avoir un aperçu direct du gameplay et de ses mécaniques via YouTube avec le nom des missions.
    Sur des jeux aussi longs que les RPG, c’est une très bonne idée ! 🙂

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    1. F. de l'O. dit :

      Hey, merci pour ton commentaire ! Je ne m’attendais pas à ce que cet article plaise plus que cela, mais je suis content que ce nouveau concept ait son utilité. Cela change des tests habituels, bien que je ne puisse le faire que pour les jeux que je connais bien, et ai beaucoup aimés. C’est cool que le nom des missions ait aussi son utilité. Et je suis d’autant plus enthousiasmé par ton commentaire que tu m’as confié que tu n’étais pas forcément fan de RPGs, plongés dans le monde de la fantasy. Ma foi, ce sont des jeux difficiles à prendre en mains, qui demandent de l’investissement, mais ils me rendent addict xD Et ma foi, si ça peut faire un petit résumé à ceux qui n’ont pas le temps ou le courage d’y jouer, tant mieux ! A bientôt !

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      1. Matthieu dit :

        Mais je t’en prie. 🙂 En effet c’est ce que j’ai dit, mais maintenant que tu m’as « mâché » le travail, je vais pouvoir aller vérifier si mon point de vue change une fois un gameplay concret devant les yeux ou non. Et les RPG sont très addictifs en effet, c’est une de leur particularité (que j’ai pu expérimenter avec Horizon Zero Dawn, qui, je pense, est un petit joueur à côté de celui-ci 😂). À très bientôt !

        Aimé par 1 personne

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