Le Remède Mortel est un film américain sorti le 7 février 2018. Il est le troisième opus de la saga cinématographique inspirée de la série de romans L’épreuve, de James Dashner. Le premier épisode s’intitulait Le Labyrinthe, et, à priori, il reste deux romans qui n’ont pas été adaptés.
Dans Le Remède Mortel, Thomas, épaulé par les autres rebelles, s’apprête à infiltrer la dernière ville, de manière à sauver ses amis.
Comme ses prédécesseurs, l’intrigue de ce long-métrage prend place dans un univers post-apocalyptique sobre, mais assez bien rendu. Les terres sont désolées, les villes sont en ruines et les infestés (appelés « fondus ») font assez froid dans le dos. Leur gestuelle est rebutante, si bien que la scène où Thomas et ses amis sont encerclés dans le tunnel, est pleine de tension. Il est dommage, en un sens, que les « fondus » soient aussi peu présents dans cet opus, même si on n’est après tout pas ici pour voir du Walking Dead.
Je me permets d’insister sur la tension qui émane de certaines scènes, où l’on ressent vraiment que les héros sont en danger. Cependant, l’immersion n’est pas totale à cause de certains détails.
D’une part, les personnages, certes jeunes adultes, ont un langage familier voire emprunté aux réseaux sociaux (« pété de rire »). Je ne sais pas si cela n’est dû qu’à la version française, mais ça m’a semblé parfois un peu décalé de les entendre utiliser des expressions qui appartiennent à un univers si éloigné du leur.
D’une autre part, Thomas est constamment en danger, certes. Mais il parvient souvent à s’en sortir, grâce à l’intervention inattendue d’un quelconque allié. A force d’être utilisé, ce procédé devient quelque peu gênant.

En dehors cela, l’intrigue s’avère divertissante et plutôt bien dosée, avec des personnages assez intéressants, bien qu’ils ne soient pas particulièrement ambigus ou approfondis.

J’ai beau avoir passé un bon moment, (face à un film dystopique surtout destiné à la jeunesse) ; je dois avouer que le tout manque d’originalité et d’émotion. L’histoire paraît somme toute convenue, et d’ailleurs, plusieurs passages m’ont rappelé le deuxième opus, que j’avais probablement préféré. Enfin, bien que les personnages soient confrontés à de lourdes épreuves, entraînant parfois des sacrifices, il est bien dommage que le spectateur ne soit pas davantage impliqué émotionnellement. La froideur émotionnelle est probablement l’un des maux du siècle, au cinéma.

Pour finir, on peut saluer le casting qui est plutôt crédible, même si, une fois encore, aucun rôle n’est transcendant. On remarque Dylan O’Brien (Teen Wolf) dans le rôle de Thomas, Kaya Scodelario (Pirates des Caraïbes V) dans le rôle de Teresa, Thomas Brodie-Sangster (Game of Thrones) dans le rôle de Newt, Giancarlo Esposito (Breaking Bad) dans le rôle de Jorge, Walton Goggins (Les huit salopards) dans le rôle de Lawrence et Aidan Gillen (Game of Thrones) dans le rôle de Janson. Ce n’est un secret pour personne, j’adore les expressions sournoises de Aidan Gillen, mais ce méchant manque de nuances car il n’est pas assez développé. Et puis, je crois que ça fait deux films que les héros lui échappent à cause de portes automatiques ; cela commence à lui donner les allures d’un Coyotte incapable de mettre la main sur Bip Bip.

Somme toute, Le Remède Mortel est un bon divertissement, mais qui souffre un peu trop des problèmes récurrents du cinéma actuel, pour être transcendant.

RYTHME  : 2/3
GRAPHISMES : 2/4
IMMERSION : 2/4
SCENARIO : 2/4
CASTING  : 2/4
MUSIQUE : 0/1

NOTE FINALE : 10/20

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