[Je vous parle du blog !] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban | L’année la plus intime

Je reviens vers vous après avoir apporté quelques modifications au blog. J’ai opté cette fois-ci pour un thème très épuré, qui, j’espère, vous plaira ! Il n’est pas forcément plus « moderne » que le précédent, mais je commençais à m’en lasser. Je conseille à ceux d’entre vous qui naviguent sur le blog, avec un téléphone portable, de cocher « version pour ordinateur » car la version mobile est beaucoup moins esthétique, et pas forcément plus pratique.
Niveau interface, les modifications restent néanmoins mineures : des entêtes aléatoires qui célèbrent l’art, l’apparition d’une page A propos, où je reste certes peu loquace. Niveau contenu, je compte continuer à parler de mes différents coups de cœur, et inversement, et ce dans des domaines différents. Mais si vous avez des suggestions d’articles ou de concepts, je suis tout ouïe ! J’ai toujours l’intention de revenir aux articles de dossiers et de réflexions, mais là, une fois encore, il faut attendre l’inspiration et la bonne idée !
Outre cela, je remercie ceux qui suivent ce que je fais, ou qui apportent leur petite touche au blog, par le biais de commentaires. Cela fait toujours plaisir et motive, bien sûr, à continuer ! Sans compter que ça renforce des liens. Je ne peux donc que vous encourager à continuer à vous manifester car, vraiment, votre avis m’intéresse.
Si vous jouez sur PS4, n’hésitez pas à me rajouter en ami : F-de-Lo. Et si ce n’est déjà fait, je vous invite à liker la page Facebook du blog, ce qui me permettra peut-être, un jour prochain, de moins passer par les articles du blog, pour communiquer avec vous.
Maintenant, place au retour des pensées et critiques en tous genres !

I. Un roman personnel

Le Prisonnier d’Azakaban est l’un de mes Harry Potter préférés, qu’il s’agisse des films ou des livres d’ailleurs. Côté cinéma, l’adaptation restait encore assez fidèle malgré la mise en retrait – certes difficile à pardonner – de l’histoire des maraudeurs. Au reste, Alfonso Cuaron est le réalisateur qui a le plus apporté sa touche personnelle à la saga. Or, cette touche un peu hispanique et délurée convient tout à fait  !
Le roman, quant à lui, a été publié en 1999, en France. Il est amusant de savoir que cet opus fut le plus rapide à écrire, pour J. K. Rowling, et qu’elle était d’ailleurs impatiente de le faire, afin d’intégrer le personnage de Lupin. Comme moi, le loup-garou est l’un de ses personnages favoris !
La troisième année d’Harry est sans doute celle qui est le plus indépendante de toute l’intrigue liée à Voldemort, bien qu’elle joue un rôle fondamentale, pour le retour du Seigneur des Ténèbres. En un sens, c’est peut-être pour cela que j’ai beaucoup d’affection pour elle. Elle permet vraiment de développer les personnages, qu’ils soient principaux ou plus secondaires. Et on en apprend beaucoup plus sur le passé des proches de Harry Potter. A mes yeux, Le Prisonnier d’Azkaban est l’histoire la plus intime de toute la saga.
On prend le temps d’explorer le quotidien extraordinaire de personnages que l’on a déjà appris à apprécier. Par exemple, c’est dans cet épisode que la coupe de Quidditch est la plus décrite. Or, l’auteur est parvenue à la rendre palpitante.

 

 

II. L’apogée des émotions

L’écriture gagne délibérément en profondeur, pour ne pas dire en maturité, en laissant notamment une place importante à l’expression des émotions et des sentiments. Ils sont symbolisés par les créatures inédites de ce tome. Les premiers à faire leur entrée en scène sont les gardiens d’Azkaban : les Détraqueurs. Silhouettes ténébreuses et aveugles, ils se nourrissent du désespoir des gens, et leur aura plane sur Poudlard, ainsi que sur Harry, tout au long de l’année. Ils inspirent une grande peur à Harry, peut-être parce qu’ils lui renvoient tout ce qu’il a perdu ou tout ce qui lui est inaccessible : ses parents, qui ont été vaincus par Voldemort ; ou le fait de vivre avec son parrain, qui n’a été qu’un espoir éphémère. Sirius Black n’est effectivement pas innocenté, mais menacé à tout moment de subir le baiser du Détraqueur, qui le priverait de son âme.
La peur est aussi manifestée par les Epouvantards, qui prennent l’apparence de ce qui vous effraie le plus, lorsqu’ils tombent sur vous. Beaucoup d’émotions négatives et d’appréhensions survolent ce tome mais elles sont largement contrebalancées par le bonheur et l’espoir. Eux sont symbolisés notamment par l’apparition du Patronus, que Harry parvient à maîtriser à la fin de l’année, afin de chasser les Détraqueurs. Le fait que son Patronus prenne la forme de Cornedrue (son père, métamorphosé en cerf), prend d’autant plus de sens que les Détraqueurs lui font toujours revivre la mort de ses parents.
On reste néanmoins dans du Harry Potter et on sait combien l’auteure peut être légèrement sadique avec son personnage principal. Harry grandit et se familiarise avec le goût de la désillusion, notamment lors de deux scènes que j’ai trouvées vraiment très frustrantes, et dans lesquelles je ne pouvais que compatir avec lui : lorsque son Nimbus 2000 est détruit, malgré toute la valeur qu’il avait à ses yeux. Et quand il comprend qu’il ne pourra jamais vivre avec Sirius, mais devra passer tout l’été (et les suivants) chez les Dursley. C’est ce qu’on appelle un ascenseur émotionnel !

III. Un avenir nébuleux…

Cette troisième année est aussi l’opportunité d’aborder un nouveau registre du monde des sorciers. Dans le deuxième épisode, on avait commencé à explorer davantage la part de ténèbres de cet univers, avec un nouveau retour de Voldemort, où l’évocation du racisme au sein de la communauté sorcière. On aborde désormais une phase douteuse de la magie, comme pour continuer à nous affirmer que tout n’est pas beau et possible non plus, dans ce monde-ci.
Ainsi, la divination est une branche constamment raillée de la sorcellerie.
Le professeur Trelawney fait des prédictions qui prêtent à confusion mais peuvent difficilement être vérifiées. Par dessus-tout, elle prédit constamment la mort de Harry, à cause des différentes apparitions du Sinistros, un molosse noir et mortuaire. Or, l’on se rendra compte qu’il ne s’agissait que de Patmol (Sirius, changé en chien).
Cette histoire nous explique que l’avenir, et par extension le temps, est une notion trop insaisissable, même pour les sorciers. Harry et Hermione utilisent le retourneur de temps, pour reculer de trois heures, et sauver deux vies, mais ils ne peuvent pas se permettre de tenter le diable, ou même de se faire voir. Les conséquences semblent être trop atroces pour être évoquées explicitement.
Par ailleurs, les véritables prophéties sont très rares, surtout lorsqu’il est question de Trelawney. On apprend toutefois que le serviteur du Seigneur des ténèbres va se libérer de ses chaînes, pour le ramener.

 

 

IV. Et un passé qui reprend vie

Cela nous amène à parler de Queudver, mais aussi de Lunard, Patmol et Cornedrue. Une fois encore, il ne faut pas se fier aux apparences et aux préjugés dans ce tome. L’ennemi n’est pas celui que l’on croit mais prend une forme différente et encore plus proche de Harry, puisque Croûtard-Queudver dormait dans le même dortoir depuis trois ans. Ainsi, la menace est de plus en plus tangible, et approche de la même façon insidieuse que dans les précédents volets, tout en gardant le talent de nous surprendre. Voldemort, sans être vraiment là, s’est tellement rapproché de Harry, par le biais de personnages de plus en plus « proches », qu’il n’est pas étonnant qu’il fasse son retour dans le tome suivant.
Il est aussi extrêmement plaisant d’en apprendre davantage sur les parents d’Harry, et leur vie au collège. On s’attarde certes davantage sur James Potter, qui était l’inséparable ami de Black, Lupin et Pettigrow. Mais il était également le rival de Severus Rogue, dont la rancune est toujours vive, et même de plus en plus véhémente. Dans cet épisode, Rogue est aux antipodes du héros que l’on nous dépeint dans le tome 7. Il est vraiment détestable, même si on est bien entendu libre d’adorer le détester.
Lupin, quant à lui, est très nuancé. Il se fait rapidement une place dans le cœur de Harry, pourtant, l’espace de plusieurs pages, on pense que ce n’est qu’un traître, qui a apporté son soutien à Sirius Black. Le fait qu’il soit innocent ne l’empêche pas d’être la troisième cible de la malédiction du poste de professeur de défense contre les forces du mal. Rogue annonce « accidentellement » qu’il est un loup-garou, et Lupin préfère donner sa démission. Le fait qu’il soit un loup-garou n’a pas énormément d’impact sur l’histoire, à part à la fin. Au reste, cela fait tout le charme du personnage, voire de ce roman. Quiconque a déjà été stigmatisé ou rejeté à cause de ses différences, ne peut être que touché par le traitement du professeur Lupin. Je pense que l’on peut y voir la métaphore que l’on veut, même si J. K. Rowling avait confirmé qu’il s’agissait d’une métaphore du rejet que subissent les personnes atteintes du SIDA, ou d’autres maladies. Une fois encore, Harry Potter se révèle assez instructif, en matière de tolérance.

 

Somme toute, ce tome est énormément axé sur les émotions, sur le passé et l’avenir à la fois, et c’est pour cela qu’il est si intime, et qu’il m’est si cher.
Terminons sur une énième citation philosophique de Dumbledore : « Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d’eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ? Ton père vit en toi, Harry, et il se montre davantage lorsque tu as besoin de lui. Sinon, comment aurais-tu pu créer ce Patronus en particulier ? Cornedrue est revenu la nuit dernière. »

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4 commentaires

  1. Comme j’ai déjà pu le dire, je trouve le thème plutôt sympa et cool ! Avec une certaine admiration, comme toujours, pour les bannières et les couleurs…sans compter la police d’écriture qui change aussi ! Au plaisir de continuer à lire tes futurs articles. Et la page A propos est toujours bienvenue.

    Au risque de me répéter, tu redonnes envie de faire un marathon Harry Potter, tant en livres qu’en film. D’ailleurs, juste lire l’extrait donné à la fin m’a renvoyée à pas mal d’émotions de lecture en arrière, c’est pour dire… j’aimais aussi beaucoup ce tome 3, même si pour ma part j’étais plutôt team Sirius (tout en aimant bien Lupin, hein). Je pense que je le reverrai différemment aujourd’hui, au vu du sous-texte qu’il propose. Et les Détraqueurs valent leur apparition dans ce troisième tome. C’est vrai que Voldemort apparaît, au final, chaque fois plus près de Harry, jusqu’au véritable retour. Pas grand-chose de constructif à dire, seulement, tu analyses toujours bien les thèmes de chaque tome, et tu donnes envie de relire.

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  2. Est-ce que toi, tu penses que Lupin est vraiment une métaphore des gens atteints du sida ?
    J’aime beaucoup la saga HP mais parfois j’ai l’impression que Rowling a ajouté des explications bien après la sortie des livres histoire de séduire un max de public.

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  3. Encore un excellent article consacré à Harry Potter, et plus particulièrement au meilleur opus de la saga. Je ne l’avais jamais vu sous cet angle, bien qu’il soit continuellement présent, mais c’est vrai que l’histoire se veut beaucoup plus intimiste pour les personnages. J’imagine que c’est principalement pour ça qu’il s’agit du seul opus où Voldemort n’apparaît pas concrètement, il s’agissait là de mettre en place les différentes pièces du puzzle des prochains opus (notamment niveau casting et background) mais aussi de nous faire comprendre que peu importe la tournure « négative » que prendront les événements, les personnages seront assez forts pour s’en sortir.

    Joli changement de thème par la même occasion, l’autre me plaisait aussi mais celui-là prend très bien le relai ! Je comprends ton besoin de changer de temps en temps, cela fait un moment que je songe à faire pareil pour mon blog… En tout cas, c’est un grand plaisir de te lire et j’attends tes prochains articles avec impatience !

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