[09/2018] Qu’est-ce qu’on regarde ?

« Pas ça. »

Rick et Morty (2013)

Depuis le temps que j’entends parler de Rick et Morty, il aurait été malvenu de ma part de ne pas même tenter quelques épisodes. Certes, les graphismes (grossiers à dessein) me rebutent depuis toujours, mais il s’est avéré que j’ai aussi beaucoup de mal avec les personnage et l’humour. La parodie d’une espèce de Doc Brown aurait pu être appréciable, et je ne suis habituellement pas choqué par la vulgarité, mais rien n’y fait : je suis parfaitement insensible à l’humour de Rick et Morty, série que je trouve simplement grossière et surfaite.

« Sur un malentendu, ça peut marcher. »

Notre-Dame de Paris (1997)

Les adaptations du roman de Victor Hugo sont nombreuses, et malheureusement, toutes ne sont pas à sa hauteur. Ce film, à priori peu ambitieux, a d’autre part très mal vieilli. Il est difficile de trouver quoique ce soit de sensationnel ou d’émouvant à une histoire qui est pas mal facilitée et altérée. Même si de bonnes images résultent de cette adaptation, l’ensemble me paraît simplement sans âme, voire parfois maladroit. Richard Harris lui-même ne parvient pas à apporter d’âme au personnage de Frollo, ce qui est un comble.

Quasimodo d’el Paris (1999)

Je dois admettre que je ne suis pas un grand fan de comédies françaises, et malheureusement, Quasimodo d’el Paris ne déroge pas à la règle. L’idée de transposer l’histoire de Victor Hugo dans un autre pays, et dans une époque contemporaine, est très bonne. Et il est vrai que plusieurs plaisanteries m’ont fait sourire. Malheureusement, le jeu des acteurs est inégal et surtout, ce film surfe trop sur la vague de popularité de la comédie musicale, sortie un an plus tôt, ou même de La cité de la peur. (L’intrigue autour des meurtres en série est un peu poussive). Il en résulte une comédie qui aurait pu être bonne, si l’humour et les dialogues étaient un peu plus subtiles ; mais à laquelle je peine à accrocher, telle qu’elle est.

One punch man (2015)

Voici encore un manga animé dont on entend pas mal parler depuis quelques temps. J’ai apprécié le concept initial qui consiste à faire de ce héros le plus fort guerrier du monde, capable de terrasser n’importe qui,  d’un seul coup de poing. Cela lui rend les combats tout à fait prévisibles, amers et inintéressants, et il peine à se laisser émouvoir, désormais. Si les graphismes sont de bonnes facture, le personnage principal (Saitama) est dessiné de façon brouillonne, à dessein. Cette intrigue et ce choix graphique sont destinés à alimenter l’aspect parodique et très efficace de One punch man. Dans l’ensemble, l’animé se laisse regarder et fait sourire, mais, bien que je l’ai visionné en entier, je m’en suis finalement assez vite lassé.

Every Day (2018)

Every Day est l’adaptation cinématographique du roman A comme aujourd’hui. Étonnamment, le film est assez fidèle à l’intrigue originale. On retrouve les événements principaux, à l’exception peut-être de la rencontre entre A et l’un de ses semblables, qui s’avère être plus maléfique. Malheureusement, le résultat final me laisse des plus mitigés. Le film vise un public adolescent, en quête de romances, et ne s’en cache pas. Bien qu’il s’agisse d’un film romantique pour la jeunesse assez correct ; il est très regrettable que l’histoire de base ait été réduite à cela. Every Day ne passe pas totalement à côté de son sujet dans la mesure où les questions surnaturelles, d’identité de genre, ou même de suicide (à travers l’une des enveloppes de A), sont assez bien traitées. Au reste, ces sujets sont trop importants pour être simplement survolés. Je ne saurais même pas dire quels sont les défauts concrets de ce film, si ce n’est qu’il est sitôt vu, sitôt oublié.

« Vous ne le regretterez pas ! »

Avengers (2012)

Bien que je n’ai rien contre, je ne suis pas un grand fan de l’univers cinématographique Marvel. J’apprécie de regarder certains de leurs films de temps en temps, mais il est rare que je sois totalement conquis. Le premier Avengers, pourtant loué par la critique, ne déroge pas à la règle. Même si j’admets qu’il est parfois jouissif de retrouver tous ces personnages ensemble, et que la mise en scène est percutante, lors de certaines scènes ; je n’arrive pas à me laisser totalement entraîner par l’histoire, ni à m’identifier aux personnages. A mes yeux, Avengers est un blockbuster parmi d’autres, qui manque d’originalité et de subtilité.

La forme de l’eau (2017)

J’admire le cinéma de Guillermo del Toro. Le Labyrinthe de Pan est l’un de mes films préférés. J’aurais du me réjouir qu’il emporte l’oscar avec La forme de l’eau, et j’aurais d’ailleurs du voir ce film plus tôt, mais je n’en avais pas eu l’occasion. Malheureusement, après ce visionnage, je reste quelque peu perplexe. Même si, dans l’ensemble, le film est de très bonne facture, j’ai trouvé le scénario assez simpliste, tout en ayant bien compris qu’il s’agissait d’une espèce de conte de fée, ainsi que d’une ode à l’émancipation féminine. D’autre part, même si certaines scènes sont très belles visuellement, j’ai du mal à trouver une unité esthétique au film. A mon sens, il ne s’agit ni de la meilleure mise en scène, ni du meilleur montage, de Guillermo del Toro. Les personnages ont leur spécificité propre, certaines scènes assez dures contrastent avec la thématique du conte, et le « monstre » est très réussi. Malgré ces nombreuses qualités, j’ai peiné à m’identifier aux personnages ou à me laisser happer par le film. C’est un très bon long-métrage, que je reverrai probablement, mais c’est une déception en ce qui me concerne.

Orange is the new black, Saison 6 (2018)

J’avais hâte de découvrir la saison 6 de Orange is the new Black, et ma foi, celle-ci ne m’a pas déçu. Cette saison a assurément un meilleur rythme, puisque l’intrigue s’espace plus dans le temps, et que le nombre de personnages est mieux géré. Il est regrettable que certains personnages secondaires aient disparu, mais cela nous permet de nous concentrer sur l’essentiel, ainsi que de découvrir de nouveaux personnages. A vrai dire, j’ai adoré le contraste de cette saison, qui alterne entre un humour que l’on connaît bien, et des thématiques assez graves. Les filles doivent assumer les conséquences de la mutinerie, dans leur ancienne prison, or, la note s’avère plus salée qu’elles ne le pensaient, ou même ce qu’elles mériteraient ! Une fois encore, Orange is the new black défend avec finesse les minorités qui sont opprimées par la société. D’autre part, même si transposer la série dans un autre décor, avec des personnages et des règles inédits, était un pari risqué ; il est entièrement réussi. J’ai adoré cette nouvelle ambiance et ces nouveaux enjeux. A ne pas manquer.

Iron Fist, Saison 2 (2018)

Comme vous le savez peut-être, je suis l’un des rares défenseurs de cette série, sur internet. Depuis qu’elle est sortie, Iron Fist se fait lapider sur la toile. J’admets que la série a des défauts, à commencer par le traitement de Danny Rand (et le jeu de son comédien), mais elle possède aussi des qualités et des forces qui sont niées par ses détracteurs. Comme je l’ai souvent dit, internet et les réseaux sociaux sont devenus un procès qui adule ou haït, et vogue d’une extrémité à une autre, par effet de mode, sans jamais chercher de compromis. Pour en revenir à la saison 2, dont j’ai déjà parlé plus longuement, je l’ai trouvée dans la continuité de la première, dans le sens où on y obtient pas mal de réponses. D’aucuns l’ont par ailleurs plus appréciée, car le nombre d’épisodes est réduit à dix, et qu’il y a plus de scènes d’action… Personnellement, je me suis réjouis de retrouver des personnages que j’affectionne beaucoup, et de constater leur superbe évolution, à commencer par Joy et Ward Meachum. J’ai toutefois probablement préféré la saison 1, qui était plus intimiste, et dont l’antagoniste principal était plus percutant. Il faut avouer que Davos n’est pas toujours très intéressant. Notons que certains partis pris et certains retournements de situation me laissent pantois, et que je me demande si l’opinion d’internet ne commence pas à avoir trop d’influence sur les créations.

« C’est incontournable. »

La ligne verte (1999)

Est-il nécessaire de présenter ce classique, inspiré d’un roman de Stephen King ? La ligne verte n’est pas une histoire d’horreur, et pourtant, elle critique avec autant d’efficacité les travers de l’humanité, où les crimes dont elle est capable. La ligne verte commet le tour de force de nous faire éprouver de la compassion pour des condamnés à mort, qui sont après tout en train de purger leur peine, quoiqu’ils aient commis par le passé. A ce titre, certaines scènes sont assez éprouvantes. Le film propose aussi un raisonnement très émouvant sur la notion du bien et du mal. On trouve des monstres tant parmi les détenus que parmi les surveillants. D’autre part, aussi innocent et profondément bon soit-il, John est condamné ; à cause de sa couleur de peau, de sa situation sociale, mais aussi de son empathie qui rend la cruauté du monde insupportable. John est capable de miracles éblouissants, et pourtant, la fin du film est douce-amère, signe que toute notion a un contre-coup ou un revers de la médaille. La ligne verte est un long-métrage poignant, parfaitement travaillé, parfois presque trop manichéen, mais dont on ressort pensif et touché. A ne pas manquer.

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2 commentaires

  1. Il n’y a pas à dire, même si j’apprécie simplement de voir les adaptations de Notre-Dame de Paris (et que toutes ont une petite spécificité qui me plaît toujours, je n’en déteste aucune), rares sont celles qui rendent justice malgré leur nombre. Les meilleures versions sont celles de la comédie musicale, du Disney (et encore plus de sa version musical sur scène), et de 1956. Ça mériterait une adaptation télé, un jour…

    Malgré son succès, One punch man ne m’a jamais tentée, y compris sous sa forme papier, même si l’histoire de sa production est intéressante. Il est né sur Internet, je crois, d’où l’aspect brouillon et son côté parodique. J’avais complètement zappé l’adaptation d’Every Day, je ne sais pas si je tenterai, car ton avis confirme mes préjugés au vu de la bande-annonce : ça devient un teen movie, tout simplement, et c’est dommage.

    La forme de l’eau est effectivement plutôt bien, mais il y manque un quelque chose, et sans doute la noirceur propre à del Toro. Je le qualifierai plus d’ode à l’émancipation de toutes les minorités, même si le côté féminin est certes bien présent.

    Bon, il me reste deux nouvelles saisons de série à voir. red Et j’avais beaucoup aimé La ligne verte, même s’il mérite certainement une deuxième vision.

    Aimé par 1 personne

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