Pokémon Let’s Go invite le joueur à choisir la version Pikachu ou Evoli
Pokémon est sans doute ma première grande histoire d’amour avec un jeu vidéo. Je me souviens avoir passé des heures et des heures sur ce jeu, quitte à le faire plusieurs fois. J’avais huit ans quand la version jaune est sortie en Europe (je vous laisse faire les recherches et le calcul) ; et il va sans dire que je n’aurais probablement jamais demandé une Game Boy Color, si ce jeu n’avait pas existé. Justement, 19 ans plus tard, c’est pour un jeu Pokémon que j’ai fini par céder pour la Nintendo Switch. Notons que cet article est posté dans le cadre du Gaming Challenge, entrepris avec Hauntya et Tokhrane, dont les règles se trouvent ici. Il s’agit d’un « jeu vidéo avec un support inhabituel ». La PS4 est ma console de prédilection. Pokémon est le premier jeu que j’ai fait et terminé sur Nintendo Switch. Cette expérience a donc également été le test d’une nouvelle console.
Le jeu propose des cinématiques courtes, mais bienvenues

1. Retour à Kanto

Vous n’ignorez sans doute pas que Pokémon Let’s Go est ni plus ni moins le remake du premier jeu de la franchise. Peu de différences se présentent au niveau scénaristique. Le joueur incarne une fille ou un garçon qui quitte son village, Bourg Palette, afin de partir à la chasse aux Pokémon. C’est une mission ambitieuse dans la mesure où ils sont plus de 150 à peupler la région de Kanto. Le périple sera d’autant plus mouvementé qu’il faudra remporter une série de badges, afin de pouvoir défier la Ligue Pokémon et de devenir maître. Et c’est sans compter sur la Team Rocket qui viendra régulièrement s’interposer.
Ce jeu se présente toutefois comme une histoire parallèle à celle des versions bleue, rouge et jaune. Même si la chronologie des événements est la même, Blue et Red ont déjà terminé leur périple. Autant dire que l’on se retrouve avec un rival légèrement plus sympathique.

Voir les pokémon prendre vie nous fait replonger en enfance

2. Quand les Pokémon prennent vie

Il est évident que les joueurs de Pokémon Let’s Go ne recherchaient pas un scénario inédit. C’est par ce qu’il apporte en matière de graphismes et de gameplay que le jeu va se démarquer.
Au niveau des graphismes, il va de soi qu’on est très loin du réalisme et de la beauté de certains jeux de la PS4. Cela n’empêche pas Pokémon Let’s Go de faire plaisir à la rétine. Le design est enfantin et très proche de celui d’un dessin animé, tout comme dans les jeux de la Nintendo 3DS. Il est toutefois nettement plus propre. Il en faut parfois peu pour faire vibrer la corde sensible de la nostalgie. Visiter le Kanto en 3D, au rythme de musiques cultes et remastérisées, a suffi à me charmer.
Le périple est d’autant plus dépaysant que la faune est très vivante, dans ce remake. Lorsque j’avais appris qu’il allait s’inspirer du gameplay de Pokémon Go, j’avais plus que des à priori, je vous prie de me croire. Force est de constater qu’il est extrêmement plaisant de voir les Pokémon, en grandeur nature, se déplacer librement dans les maps. Certains Pokémon ne sont trouvables que sur l’eau, ou même dans les cieux, lorsque l’on vole sur le dos de son fidèle Dracaufeu. Les animations des combats elles-mêmes me semblent plus travaillées, même si on peut regretter que ça ne soit pas plus révolutionnaire. En tout cas, cela met l’eau à la bouche, concernant le très secret RPG Pokémon, prévu pour l’année qui vient. Voir les Pokémon prendre vie, c’est comme un rêve de gosse qui se réalise.

Pour moi, le choix fut vite fait !

3. Pikachu ou Evoli

Cette fois, les starters ne sont plus Carapuce, Salamèche et Bulbizarre, mais Pikachu et Evoli. C’est sans hésitation que j’ai opté pour Pikachu, qui s’avère être un compagnon de route très attachant. Pikachu reste loyalement blotti sur votre épaule, et vous pouvez à tout moment vous occuper de lui, qu’il s’agisse de l’habiller, de le nourrir, de jouer avec, ou même de le coiffer. Il réagit régulièrement aux événements, vous offre des cadeaux lorsqu’il commence à vous aimer, et chose inédite : c’est lui qui apprend toutes les « CS », comme « Coupe » ou « Vol ». Le compagnon de départ est à la fois attendrissant et utile. Il n’est jamais un handicap, car, même s’il refuse d’évoluer, il est facile d’augmenter considérablement ses stats.
Notons qu’un autre Pokémon de l’équipe a le droit de sortir de sa pokéball, pour devenir une monture ou pour simplement vous suivre et trouver des baies. J’apprécie énormément cette tendance (ayant maintenant plusieurs années) qui consiste à faire de vos Pokémon de vrais amis à fourrure (ou non), dont il faut s’occuper. Bien sûr, une fois encore, ce jeu approfondit un concept sans pour autant le révolutionner. On peut rêver d’un jeu Pokémon où nous aurons vraiment à gérer le bien-être de nos amis, ainsi que la relation que nous avons avec eux.

Roucool sera-t-il capturé ? Le suspense est insoutenable.

4. L’héritier de Pokémon Go

Quand je disais que le jeu s’inspire de Pokémon Go, c’est parce qu’il n’y a plus besoin de se battre, comme face aux dresseurs, afin d’attraper un Pokémon. Il s’agit de l’amadouer avec des baies, et d’effectuer un lancer efficace, pour pouvoir mettre la main dessus. Je n’arrive pas à décider si c’est une qualité ou un défaut.
Cela a le mérite de rendre le jeu plus réaliste et de varier le gameplay. Toutefois, cela enlève aussi un moyen d’entraîner son équipe. Certes, les Pokémon gagnent de l’expérience lorsqu’on réussit une capture, mais monter de plusieurs niveaux peut vite devenir coûteux, en terme de Pokéballs.
Notons qu’il existe des méthodes pour espérer rencontrer des Pokémon rares. La plus aisée d’entre elles consiste à diffuser du Parfum, autour de soi, pour les attirer. Mais l’on peut aussi capturer plusieurs fois la même espèce, afin de créer une chaîne de capture, et de multiplier les chances de la rencontrer.
Compléter le pokédex s’est révélé être un exercice divertissant et guère difficile. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le seul Pokémon que j’ai peiné à trouver a été Insecateur. Maintenant, il ne me reste plus qu’à pratiquer quelques échanges pour avoir les 151 Pokémon originaux. Et oui, Mew est déjà dans mon équipe, dans le mesure où le pack de départ contenait une Pokéball Plus, abritant le pokémon légendaire. Il ne me manque quasiment plus que les exclus de la version Evoli.

Pokémon Let’s Go accueille les méga-évolutions ou même certaines formes d’Alola

5. Une console hybride

Le Pokéball Plus, citée plus haut, est une manette qui renforce l’immersion, mais que l’on peut qualifier de gadget, et qui ne vaut certainement pas son prix. Cela nous amène à parler des aspects les plus techniques du gameplay, dans la mesure où ils sont directement liés à la nature de la Nintendo Switch.
J’ai testé le jeu avec la console en mode portable, et sur grand écran ; il s’avère que les graphismes ne souffrent pas du passage sur une grande télévision. Les manettes Joy-Con peuvent être fixées sur la console, en mode portable, ou utilisées comme telles, en mode salon.
Il faut avouer que l’écran tactile facilite certaines phases de gameplay, comme s’occuper de Pikachu, ou surtout lancer sa Pokéball. Lorsqu’on joue sur grand écran, Joy-Con à la main, il faut vraiment s’habituer avant de lancer efficacement sa Pokéball. Et même malgré l’expérience acquise, l’action se révèle parfois assez capricieuse.

Nous sommes de retour…!

Bilan

Somme toute, on peut regretter que ce jeu ne cherche pas à être plus révolutionnaire. Certains aspects du gameplay sont parfois capricieux, et le scénario ne propose que très peu de choses inédites. Après avoir terminé le jeu, il m’est proposé de capturer des Pokémon chromatiques, d’entraîner mon équipe pour affronter des Experts, ou même Red, le boss secret du jeu. Toutefois, trouver ces Pokémon rares et entraîner mon équipe est tellement chronophage en raison des partis pris, que je doute de m’y essayer.
Cela ne m’empêche pas d’avoir passé un excellent moment devant ce Pokémon Let’s Go, et d’aussi peu regretter de l’avoir acheté, que d’avoir pris la Nintendo Switch pour lui. Cette console propose des opportunités de gameplay assez différentes de la PS4, et le jeu en lui-même se montre respectueux du jeu original, tout en proposant des graphismes et une ambiance tout simplement attendrissants et nimbés de nostalgie.
Je ne peux que conseiller ce jeu aux fans de la première heure, ou même à ceux qui souhaitent faire découvrir Pokémon à leurs enfants. Le jeu est après tout assez simplifié, et même si les combats finissent par se corser ; il est possible d’y jouer à deux. Remake validé !

Les plus

Les moins

Des graphismes propres et colorés.

Visiter le Kanto en 3D, au rythme de musiques cultes, fait vibrer la corde de la nostalgie.

Les Pokémon prennent vie et se déplacent vraiment sur les maps. Ils sont plus attendrissants que jamais.

On peut regretter que ce remake ne propose pas plus de révolutions.

Il est plus fastidieux d’entraîner son équipe, sans pouvoir affronter les pokémon sauvages.

Lancer une pokéball, en mode « salon », est parfois un peu capricieux.

Publicités